La santé à Madagascar

Madagascar ne possède que peu d’établissements hospitaliers. Des cliniques privées et de nombreuses pharmacies ont été bâties mais celles-ci ne suffisent pas encore pour combler le manque des hôpitaux publics.

Néanmoins, cela reste pour le moment tolérable dans le centre-ville puisque la majorité est instaurée à Tananarive. Par contre, il en est encore pire dans de nombreuses zones hors de la capitale de Madagascar. Outre l’insuffisance de matériels médicaux performants et de médicaments efficaces, la mauvaise qualité des soins est vraiment décevante.

En tout, si l’on veut passer d’agréable voyage à Madagascar, mieux vaut prévenir que guérir.

Quelques règles d’or pour garder sa belle forme

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L’eau d’un puits

– Boire et utiliser uniquement de l’eau potable.

– Bien laver les légumes crus ou les peler. Si nécessaire, il ne faut pas hésiter à bouillir un peu.

Laver les fruits déjà pelés avant de les manger

– Se laver les mains avec du savon avant toute manipulation d’aliments ainsi qu’avant de manger.

– Ne pas en abuser de jus de fruits acides ni de glaçons le premier séjour. Ceux-ci peuvent perturber le fonctionnement les organismes intestinaux.

– Faire bien attention aux graves coupures et égratignures. Il faut être plus prudent.

– Bien se sécher après une douche ou un bain de mer, porter des vêtements larges et légers. L’humidité ambiante ne fait jamais beau ménage avec la chaleur. La combinaison de ces deux facteurs peut provoquer des maladies cutanées telles que les lésions.

– La dernière mais le plus indispensable, ne jamais oublier sa boîte à pharmacie lors des déplacements lointains.

Le paludisme

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Le moustique qui peut transmettre le paludisme

Cette maladie dangereuse facilement transmissible par les moustiques peut se rencontrer dans toutes les régions de Madagascar.

Le risque de paludisme est peu fréquent dans les Hautes Terres voire même nul durant la période d’hiver.

Il faut prendre des précautions si l’on voyage sur les côtes est et nord. Dans ces parties du pays, la végétation est plus dense et le taux d’humidité est extrêmement élevé. Ces éléments favorisent la contamination.

Sous une ligne Morondava/Fort-Dauphin, au sud, la transmission est plus intense lors des saisons des pluies.

Dans certaines régions, il est parfois indispensable de porter des vêtements plus couvrants ou d’utiliser une moustiquaire imprégnée tous les soirs. Utiliser des lotions ou des crèmes répulsives est également efficace pour chasser les anophèles.

En cas de fièvre inhabituelle pendant ou après le voyage, il est recommandé de consulter le plus tôt possible un spécialiste. Un traitement antipaludique est toutefois capital.

Le problème d’eau

À Madagascar, l’eau du robinet n’est pas toujours propre. Celle-ci peut présenter des microbes nocifs. Il faut la faire bouillir avant de la boire ou de l’utiliser pour le lavage des dents. Il existe de nombreux produits d’eaux en bouteille plus sains sur le marché, il est préférable de les consommer.

Il y a également des pilules de purification et des filtres microbiens pour garantir l’hygiène de l’eau. Mieux encore, le nouveau système appelé grosse paille (LifeStraw) permet de boire de l’eau de marigot. Cet appareil efficace est plus économique, non seulement son prix est raisonnable mais il peut être utilisé aussi longtemps que possible.

Les maladies à éviter

La turista est une maladie provoquée par les changements fréquents d’alimentation et de climat. Elle est plus courante à Madagascar.

– La vaccination contre l’hépatite A est indispensable. Tout comme la turista, cette maladie transmise par l’eau et l’alimentation est également très fréquente.

La bilharziose et diverses autres parasitoses peuvent s’attraper lors des baignades en eau douce.

– De nombreux chiens errants sont porteurs de la rage à Madagascar. Même dans la capitale, on peut en trouver. Ce ne sont pas seulement les chiens qui peuvent transmettre cette maladie. Il faut bien éviter toute griffure de chat ou de morsure de lémurien. En cas de morsure, il est indispensable de se rendre impérativement à l’Institut Pasteur de Tananarive dans les 48 h.

Le choléra est souvent rencontré dans les régions proches des Comores. Pour l’éviter, il faut bien veiller à la propreté de son eau non bouillie. Si possible, ne boire que de l’eau minérale en bouteille ou des boissons capsulées. Ne jamais oublier de se laver les mains au savon avant chaque repas. En cas de diarrhée aqueuse abondante ou de vomissements fréquents, il est fortement conseillé de consulter un médecin.

La peste bubonique a pris une grande place dans certaines régions de Madagascar. Il faut être vigilant en cas d’apparition de ganglions sur le corps.

Le tourisme sexuel

La prostitution est devenue un véritable fléau à Madagascar. Il est très facile de trouver des prostituées dans les diverses régions de cette île. On peut trouver des prostituées n’importe où ; dans les boîtes de nuit, les salles de karaoké, les salons de massage et même sur les plages et les bords des rues.

Des femmes de tout âge, voir même des enfants, vendant leur corps jour et nuit pour de l’argent. La prostitution à Madagascar s’est développée à cause de la pauvreté très présente dans le pays. Il faut être vraiment très prudent car le sida et les MST rôdent…

Les provinces sont très touchées par le tourisme sexuel. A Nosy-Be, plus de 50% de la population féminine s’adonnent à la prostitution et environ la moitié sont mineurs.

Les villes les plus touchées par la prostitution sont:

  • Nosy-Be
  • Sainte-Marie
  • Diego-Suarez
  • Majunga

L’activité liée à la prostitution est de plus en plus complexe puisque de nombreuse jeunes filles ayant un travail commencent à se rapprocher de la prostitution. Elles travaillent la semaine et sortent avec leurs collègues le week-end dans le but de vendre leur corps en échange d’un peu d’argent. Et entre une prostituée et une collègue, le choix est vite pris pour certains même si cela reste de la prostitution dans les deux cas.

Beaucoup d’étudiantes également, qui après leur journée de cours se retrouvent à vendre leurs services contre quelques milliers d’ariary.

La pédophilie est très présente dans le pays puisque de nombreux mineurs se prostituent comme des sommes de 500 ariary par exemple

Le tourisme sexuel est interdit depuis Janvier 2008 à Madagascar.

La drogue

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Le cannabis, très présent sur l’île

Le trafic de drogues s’est développé rapidement à Madagascar en faisant de l’île une plaque tournante. Chaque année environ 6 tonnes de cannabis transitent et circulent dans le pays.

Dans ce pays, on peut trouver la feuille de khat consommée dans le nord de l’île ou le rongony.

Très puissant et attirant, le rongony est le cannabis local. Sa consommation, sa vente et son achat sont strictement interdit.